mercredi 3 juin 2009

Une société suédoise aseptisée

Après vous avoir dépeint des moments qui, mis bout à bout, ont fait ma routine ici, je dois maintenant m'atteler à la tache, plus poussée, de vous conter mes tranches de vie. Une tranche de vie, c'est plus long qu'un moment, pas seulement par sa durée, mais par sa postérité et aussi et surtout, parce que c'est quelque chose de si ancré dans ma mémoire qu'il en devient incontournable, entrant dans la construction même de ma personnalité.

Comme par exemple, le jour où je suis allée voir Sagan, en VO, avec ma voisine Lotta, finlandaise, 24 ans mais qui en parait déjà 50, sortie tout droit des années 20, passionnée par l'étude des musées. Boring me direz vous, et bien non. Pas pour aller voir ce film, qui pour une raison jusqu'ici encore inconnue, je refusais de voir. Sagan, on l'a vue toutes les deux, dans une minuscule salle feutrée, aux murs roses pâles, et aux places numérotées. Il m'a transportée, sûrement parce que j'étais avec elle, dans une bulle crée par l'atmosphère des années 60 en France, avec les sous titres en suédois d'une qualité qui laissait à désirer puisque j'étais souvent seule à rire.

Impossible, non plus, d'oublier ma première plaidoirie, dans la langue de Shakespeare. La prof de droit américain parfaitement dans son rôle de juge, impassible, RÄttegångssalen, la salle d'audience de la faculté de droit, la montée d'adrénaline, ma plaidoirie super structurée, notée sur le carnet du cabinet Manheimer, rassurante mais que je n'aurai pas tellement utilisé, l'appréhension avec pourtant cette envie de convaincre. Je suis le plaintiff dans le dossier, il me revient donc la charge de débuter Pas assurés vers le prêtoir, je ressens cette sensation déstabilisante que les 10 prochaines minutes reposent en fait sur moi. Je regarde la prof droit dans les yeux, et c'est d'un "Your Honor" que j'entame ma première plaidoirie.

Ou comme la fois où on a décidé d'aller à Drottningholm pour faire visiter à Claire, la sœur d'Anaïs, et à Arthur et Martin de Berlin. Il faisait froid, oui, mais pourtant lorsqu'on est arrivé et qu'on a trouvé le lac glacé, le temps s'est suspendu. Alors on a marché, couru, sauté, joué glissé, et ri, sur le glace, ensemble, comme des gosses. On a rejoint une petite île, inaccessible sauf à prendre un bateau hors âge de glace. On s'est assis, après avoir grimpé au sommet du rocher, et on a profité de la vue, du soleil. C'est un de ces moments imprévus qui pourtant recèle une perfection qu'on sait immédiatement qu'elle est immaculée. Si j'ai décelé quelque chose ici, c'est cette petite étincelle, cette chose en plus qui fait qu'un moment sympa se transforme en moment inoubliable, qu'on ne pourrait recréer, même en prenant les mêmes éléments. Ce truc supplémentaire, c'est une sorte d'alchimie entre des personnes qui partagent un même état d'esprit à un moment donné, dans un endroit donné, avec une donnée climatique souvent spéciale.

Je pense maintenant au nouvel an à Skansen, avec papa, Hédia, Germain, Nelson, Mila, avec Joël, Mathilde et sa pote Aurélie. Il faisait un froid de canard, mais on était bien au chaud, on avait prévu de nous couvrir pour assister à cet instant suédois traditionnel. Il est minuit, on crie 5 ,4, 3, 2, 1 Zérooooooo ! On se saute dessus, on s'embrasse, normal, c'est Nouvel An quoi; quand au même moment, les suédois, eux, boivent du champagne dans des récipients ad hoc, silencieux. On redescend pour aller prendre le tramway - en bois, d'époque, plus ambiance de Noël, ça n'existe juste pas - tout de même un peu frustrés par cette absence de communion avec les natifs. Là, sur le chemin, on croise des grecs, des italiens, des espagnols, qui eux, hurlent et sautent dans tous les sens. Et là, une Nation de latins se crée instantanément, parce qu'on partage plus de similarités que de différences. On passe un moment ensemble, en se disant que, quand même, ces suédois, ils sont bien moins déconneurs et spontanés que nous. Alors c'est vrai que ce "nous" là, il est bruyant, il est bordélique, ce "nous" là, il est souvent en retard, il est rarement grand, blond, aux yeux bleus, mais d'une certaine façon, il en devient plus attachant, parce qu'il vit dans une société brouillonne, mais humaine. Berlusconi, il n'est pas Norvégien, Sarko, il n'est pas Suédois, et les étudiants Danois, ils font pas la révolution.
La Suède, je l'aurais aimée, je l'aimerai toujours, elle m'a accueillie de la plus belle des manières, dans la plus grande des tolérances, en m'offrant une famille d'accueil, Karin et Bo Nordell, un logement sur un campus qui ferait pâlir bien d'autres campus européens, elle m'a communiqué cette tolérance, transmis sa droiture, sa ponctualité et son sens des responsabilités. Mais si elle va me manquer, je sais que cette relation devait s'arrêter. Car ses transports silencieux et propres, réglés comme du papier à musique, ses rues piétonnes au sens de circulation implicite, son ambivalence insupportable vis à vis de l'alcool - régulation étatique de la vente à travers un monopole couplée à un indispensable besoin d'alcool pour ne serait-ce que s'autoriser un regard vers son voisin. Car ici, les gens s'évitent du regard, choisissent la place vide du métro la plus éloignée des places occupées. Et moi, même si je fais exactement la même chose, je suis convaincue que je n'aurais pourtant aucune difficulté à m'adapter au métro parisien. Et je sais qu'à terme, j'aurais même une préférence pour ce dernier parce que je le sais vivant, je sais qu'il a une odeur particulière et qu'il est fait de visages colorés.
Je crois aussi pouvoir facilement troquer les bellâtres suédois contre d'autres garçons bien plus banals, mais qui auront le mérite d'être plus accessibles et surtout, surtout... moins torturés.
Mais surtout, Suède et suédois, ne vous méprenez pas, non, car encore une fois, vous m'avez permis de m'exprimer à travers votre seconde langue, l'anglais, que vous parlez couramment. Et vous savez tout comme moi que lorsqu'on s'exprime dans une autre langue, on n'est pas tout à fait la même personne. Grâce à vous, Suède et suédois, j'ai même pu parler 3 langues dans une même journée: l'anglais, le suédois et le français.
Et puis surtout, vous m'avez offert Södermalm, quartier où je me sentirai toujours à l'aise, puisque c'est là que j'ai pu laisser libre cours à mes envies vestimentaires, cordonnières et opticiennes.

Je mesure donc l'apport de cette année à Stockholm, tout en étant claivoyante sur le fait qu'elle encore plus conformiste que moi, est de sucroît bien trop aseptisée !

samedi 16 mai 2009

Non, ce n'est pas fini.

19 août 2008 - 19 mai 2009... 9 mois passés en Suède.
Et le temps du bilan, inévitable, de mon séjour d'études à Stockholm.
L'année aura été riche en découvertes culturelles, sociologiques, religieuses, linguistiques et gustatives.
Ceci s'explique en partie par le choix de mon logement. C'est en choisissant de partager la cuisine et la salle à manger avec 3 suédoises, une finlandaise, 3 allemands, un américain, un iranien, une thaïlandaise, une française, trois italiennes, une lituanienne que j'ai découvert les dîners de corridor où chacun cuisine une spécialité de son pays d'origine, appris que le suédois boit son lait à même le Tetrapack©, que l'iranien met des fleurs dans son riz déjà jasminé, que la thaïlandaise a tout bonnement apporté son cuiseur de riz, que les allemands se nourissent de sandwichs à chaque repas, que la cuisson parfaite des pâtes par les italiens, c'est vraiment pas des blagues; j'ai aussi appris qu'il était inutile de mettre des couteaux à table pour manger des pâtes, même si maintenant que j'y pense, ça tombe sous le sens. Ici, j'ai fait une croix sur les faisselles, sur le carré frais Gervais, j'ai découvert la crème Philadelphia, j'ai laissé tombé les cafés noirs, au profit des caffe latte (un par jour, ma carte de fidélité du Pressbyrån en témoigne). D'ailleurs, c'est en buvant des caffe latte tous les jours, que j'ai décidé de le faire moi-même. J'ai aussi découvert du lait à 0,5% de matière grasse, le jus de cranberries à l'apéro, le vin en bouteille au bouchon qui se dévisse pour éviter chercher des heures l'unique tire-bouchon de la résidence, le pain rond "fait pour" contenir les tranches circulaires de fromage et de jambon, le concombre qui coute un bras alors que c'est un des seuls légumes mangé par les suédois. J'ai appris à aimer le hareng à toutes les sauces, même pourri (le suströmming, more a smell than a taste), le
Et puis en vrac: le bus 540 pour aller dîner à Kungshamra chez Sabine, Julien, Anaïs, Charlotte, Francesco résidence universitaire similaire à Lappis.
Le bruit de la neige qui crisse sous les pas en hiver, la bataille de boule de neige géante dans ma résidence, la découverte de la neige le matin qui a tout recouvert et qui crée cette ambiance immaculée toute caractéristique.
Le brunch dominical au café String, et le changement de métro à Gamla Stan (j'allais spécifier vieille ville, mais je me rends compte que la plupart de mes lecteurs sont venus me voir et savent donc de quoi je cause) pour prendre la ligne verte allant à Medborgaplatsen.
Jeanne Mas dans le bus avec Joël, "le bar tabac de la rue Clichy, où tu t'envoies ton p'tit crème, je le connais par coeur, j'pourrais même le dessiner les yeux fermés".
Sans parler du bus 40, une institution. Les footnotes sur les assignments à rendre, la bibliographie en partie inventée, l'anniversaire de Sébastien au premier semestre, l'une des meilleures soirées de l'année, les blondasses du Café Opéra, boîte très fancy de Stockholm mais gratuite le mercredi soir.
Se rendre à Drottingholm, la résidence d'été de la famille royale, le 24 août en bateau sous un soleil radieux, y passer une après midi en mars quand le lac est gelé, je m'en souviens encore, Arthur était là. Et enfin, organiser un pique nique sur l'herbe en avril, et prendre des coups de soleil.
Flâner des heures dans les second hands de Stockholm, Stadsmission, Myrorna, Beyond retro, Judith, et y faire des affaires chaque semaine.
Télé 2 Amigo, "en stor latte" (un grand caffe latte, que je commande en suédois), le végétarien Herman's le lundi soir, le vin françias bio degeu de Systembolaget "le Bistrot" que j'achetais car c'était le gage d'une bonne soirée, le courant d'air à la sortie du métro Universitet, les affiches volées du Métro, les nanas à moitié nues dans le métro le samedi soir, les traces de la veille dans le métro le dimanche matin, les mozarella sticks de chez Burger King, le BK, le domac, le xema (Max, macdo suédois), les pannes de bus à 4h du matin, Alhuset (la maison de tous, lieu des soirées du mercredi soir) et le goût ambré de sa bière, Gula Villan (la maison jaune, idem), le Café Bojan (lieu des soirées du jeudi soir du premier semestre), l'anniversaire d'Anaïs, dans le Top 3 des meilleures soirées de l'année, la simulation de l'ONU, les soirées àà Juristernas Hus (la maison du droit), le studio d'enregistrement de Nokia, les soirées KTH, les beaux sac plastiques qu'on garde pour les occasions spéciales et les moches qu'on réserve pour la poubelle, parce qu'en Suède, tous les sacs plastiques sont payants.

Et aussi, les chutes dans le peleton à cause de la neige, les énormes verres de vin rouge servis dans les bars, la scène du Café Opéra, le sentiment d'attachement à la France quand on est à l'étranger, la déception quand le bus n° 40 prend le virage pour aller à Ekhoksvägen, la gruge de la laundry avec le système des quarts d'heure, les KEX chocolat noir, l'alcoolisme des suédois le week end, les expéditions chez IKEA avec la navette qui part du centre ville pour aller dîner, le dîner de noël, les gens stylés du Debaser, le concert de Razorlight, celui d'Au revoir Simone, le design douteux des bâtiments de l'université, les punk qui ne se retrouvent qu'à la sortie Sergels Torg de T-centralen, les après midi boulot thé à volonté de Kulturhuset avec une vue imprenable sur Stockholm, le plaisir de lire Le Monde papier, la nuit de la culture à Kulturhuset, l'exposition Nan Goldin, le poster de Alice Neel du Moderna Museet, Mosebacke à Slussen, son jazz brunch et son live du dimanche soir, la gay map de Stockholm tellement usée après l'avoir trimballée toute l'année, la restaurant juif "Pension David" à Bratislava, shabbat à Berlin avec Anaïs, l'attente du nouveau Gossip Girl, les dimanches Skype, le nouvel an à Skansen, Hornstull, l'un de mes endroits favoris à Stockholm.
Mais encore, la bibliothèque pleine à craquer le lundi, le chocolat à la crème de Chokladkoppen à Gamla Stan, les chutes de cornets de glace gratuits attrapés en passant, la relève de la garde, ma flasque à vin.

"Et puis les copains, parlons-en des copains", le rire d'Anaïs, fêter mes 21 ans et recevoir en cadeau toutes les choses que j'avais remarqué depuis 3 mois, la constance de Joël, les répliques justes de Sabine, la gentillesse de Charlotte, les moments bavardages de corridor avec mes voisines Vaida, Helena et Svenja. Et puis, chaque jour, connaître des nouvelles personnes, s'attacher si rapidement aux gens pour découvrir aussi rapidement leurs défauts.
Parce qu'Erasmus, c'est ça, c'est un accelérateur de rencontres entre étudiants étrangers puisqu'on vit tous au même endroit, qu'on étudie tous dans le même quartier, qu'on va à la même superette, aux mêmes soirées. Puisqu'on est tous sur Facebook. Tu rencontres quelqu'un à la laverie le matin, le retrouves au supermarché à midi et à la soirée de corridor le soir. Des fois, tu rencontres une personne le soir, lui dit n'importe quoi parce que tu as soudoyé tous tes potes pour leur voler leur bière à 3,5% d'alcool, et le retrouve dans le bus le lendemain, en te cachant derrière le siège parce que tout compte fait, à la lumière, il n'est pas si beau gosse l'italien du bâtiment d'à côté. C'est la peur au ventre (!) que tu vas acheter ta barquette de fraise à la supérette de la résidence, puisque t'as pas envie de croiser un tel un dimanche pas maquillée en jogging.
Tu te rends à la salle de sport en évitant de mettre des tee shirts du genre "je crains dégun" ou "jeunes populaires du 83" puisque tu sais qu'il y a des français à la pelle.
Copenhague, Bratislava, Vienne, Berlin, Hammamet, Uppsala, ces voyages auront formé ma jeunesse. Auberges de jeunesse, discussions avec d'autres étudiants voyageurs, voir ses potes au réveil, partager les emmerdes, presque rater deux avions, jouer au carte des heures, se retrouver démunis face au prix de la nourriture au supermarché à Copenhague, sentir un immense décalage à Christiania, ramener du thé de chaque pays. Commencer à boire à midi en allant à Uppsala pour Valborg, sorte de fête nationale pour la graduation des lycéens où tout le monde se la met jusqu'à la tombée de la nuit. Avoir une maîtrise ès options à cocher et à décocher sur le site Ryanair, imprimer le check-n-go.

Voilà, Erasmus en Suède c'était ça.
Alors qu'est ce que ça a changé ? Je vous dirai ça un peu plus tard. Le post est déjà assez long.

mercredi 14 janvier 2009

Les nouvelles aventures du petit bison !

Mercredi 14 janvier... et plein de choses à raconter depuis mon dernier billet !
Tout d'abord noël en France, retrouvailles avec mes amis hyérois et aixois, moment familial à Marseille, soirée surprise à Aix, Douce France à Hyères, puis déjà le temps de reprendre l'avion vers Stockholm. Nous - le père, Hédia, Germain, Nels et la minus, Joël et Mathilide entre autres - avons passé nouvel an à Skansen, littéralement the place to be en Suéde pour passer le Réveillon. Sentiment d'incompréhension en tout cas au moment de l'heure fatidique, nous français, espagnols et italiens hurlant, les suédois ne disant mot, buvant leur coupe de champagne ... sans même un skål (santé) ! Le suédois est donc entré muet (déjà résigné par la crise?) en 2009 !
Puis, il fut déjà le temps des aurevoirs, de la famille, mais aussi de Mathilde, une française rencontrée ici, qui ne restait qu'un semestre. En tout cas, je dois dire qu'il m'est plus facile de quitter seule la France, que de laisser partir des proches de Suède...
Les larmes séchées, il était déjà l'heure de planifier (ou pas) le voyage à Copenhague avec (par ordre alphabétique, comme ça pas de jaloux) Joël, Julien et Sabine. Le 6 au matin, nous voilà donc partis vers la capitale du Danemark, en avion parce que les prix étaient raisonnables. Notre point de chute était une auberge de jeunesse répondant au doux nom de Sleep-in-Heaven; un peu éloignée du centre ville, mais bien sympa quand même. On a visité la ville pendant deux jours, capitale très cosmopolite, le scandinave typique grand blond aux yeux bleus se faisant très tèrs rare, laissant place à des minorités visibles. Après 4 mois à Stockholm, je dois dire que je n'y étais vraiment plus habituée !
Le second jour nous a apporté notre lot d'aventures, visite assez mouvementée de Christinia, même si un Woodstock européen ne peut pas être vraiment pris au sérieux, on ne peut pas nier que le Danemark ait beaucoup à nous apprendre en terme de tolérance. Puis grosse blague dans un resto chinois, où l'on s'est littéralement fait agrécer par la tenancière. Cet épisode a été tellement bien raconté par Joël ici, que je ne m'essaierai pas à rédiger cette partie. Profitez en aussi pour lire la partie sur l'avion qu'on a failli louper... What a day, comme dirait l'autre, même si nous sommes arrivés sains et saufs à Stocky. J'ai tout de suite rejoint les grands parents qui faisaient étape à chez Karin et Bo après 10 jours en Laponie. Le lendemain, ils repartaient l'après midi donc je les ai accompagné à l'aéroport pour qu'on puisse déjeuner ensemble. C'était court, mais très sympathique de les avoir vu dans un cadre différent.
Aujourd'hui, j'ai eu mon examen de droit de la Propriété Intellectuelle Européenne, je recommence le 26 janvier par un cours de droit européen de la concurrence, les articles 81 et 82 du traité CE n'auront plus de secret pour moi ! Samedi, exam de suédois à passer pour accéder au sacro-saint (ou pas) niveau 3.
Mardi prochain, nous partons pour 4 jours à Berlin avec Anaïs, en avion toujours, 10€ aller-retour, merci Ryanair de rendre notre année de mobilité si...mobile ! Dimanche dernier, j'ai donc dévoré mon Lonely Planet sur Berlin (tonton si tu me lis !), cochant des mémoriaux et des trucs cools à ne pas louper. Je vous tiendrai bien sûr au courant de cette escapade dans les plus brefs délais (bonnes résolutions, quand tu nous tiens...).
Mais avant cela, il sera pour moi temps d'accueillir les nouveaux étudiants étrangers par un discours sur les trucs et astuces à avoir en tête en arrivant en Erasmus à Stockholm.
Hier soir, on a appris qu'un Student Boat, cette fois vers Tallinn, était scheduled du 5 au 7 avril...
Le mois de février promet de passer assez rapidement, puisque Manu vient la première semaine, puis nous partons à Vienne et Bratislava avec (toujours dans l'ordre alphabétique) Anaïs, Joël, Julien et Sabine (Ryanair 10€ aller-retour, mobilité je vous dis !), et la dernière semaine je la passerai dans notre belle capitale parisienne pour la Simulation de l'ONU organisée par la Sorbonne (encore faut-il que je sois choisie, même si les billets sont déjà réservés !).
En ce moment, je pense pas mal à obtenir un stage au sein du service juridique d'IKEA ou d'H&M, pour faire bien cliché j'ai-passé-un-an-dans-un-pays-et-j'y-passe-aussi-l'été-voyez-comme-je-suis-intégrée-maintenant !
Je vous parlerai aussi de notre projet d'aller en Russie en mode roots, mais ce sera sûrement pour avril ou mai.
En attendant, je vous envoie plein de bécots.

PS: "Mais pourquoi elle a marqué le petit bison dans le titre ?"
Parce qu'elle a hérité d'un vison de son arrière grand mère qu'elle porte parce qu'il pèle à Stockhom, et que son pote Joël a cru que c'était du bison...

mercredi 26 novembre 2008

A l'heure du bilan...

Bonsoir à tous,

Je n’ai pas écrit depuis un long moment, à travers cet article, je vais tenter de rattraper le temps perdu, comme dirait l’autre.
Nous sommes donc partis à Riga du 16 au 18 novembre, et quand je dis tous, c’est à peu près la totalité des étudiants Erasmus de la Stockholm University, étudiants en Business School inclus, ajoutés à cela quelques étudiants de KTH et d’autres venus de Copenhague et d'Uppsala pour l'occasion. Nous étions 1200 en tout, répartis dans des cabines de plus ou moins bonne qualité; pour ma part, j’étais avec Kelly, Iris et Jessica, dans une cabine pas trop mal. Après avoir embarqué, le haut lieu de la soirée était indubitablement l’ouverture du duty-free afin de se procurer de l’alcool en quantité déraisonnable.
En vertu d’un contrat verbal franco-hollandais, nous avons avisé Iris et moi, une bouteille de vodka lettone aux fruits rouges ainsi qu’un pack d’un produit rouge en canette, assimilé à du Redbull, mais qui n'en était pas.
Après 5 verres dudit mélange, nous étions fin prêts à aller se trémousser sur le dancefloor. Soirée endiablée jusqu’à 2h du matin pour moi, jusqu'à 5h pour d’autres.
Lendemain matin, réveil 9h; après avoir pris une douche aux bienfaits inespérées, j'ai rejoint les autres sur le pont. Et là, c’est l’heure du bilan de la nuit passée: une lèvre recousue à vif pendant la nuit, beaucoup de chopes, beaucoup d’alcool aussi, une mer démontée i.e. quelques signes de cet état de fait au détour des couloirs… pour faire une jolie périphrase.
Puis nous arrivons à Riga à 11h, heure locale (heure de Stockholm +1). J’étais ravie de retourner dans cette ville qu’on avait beaucoup aimé avec le fils et le père.
En arrivant, on a pu bénéficier d’un tour de bus de la ville qui nous a reveillé, on a pu apprendre que Riga était considérée comme la ville phare de l’art nouveau. Nous nous sommes ensuite délecté d’une pizza pour quelques brouzoufs dans la vieille ville, avec Sabine, Julien, Anaïs et Mathilde.
Puis nous nous sommes dirigés vers le grand marché couvert de Riga, où l’on a pu trouver des produits frais, vendus par des vrais lettons qui ne connaissent ni anglais ni carte bleue. On a vraiment pu toucher du doigt la difference entre la France et la Suède, et la Lettonie qui est un des pays les plus pauvres en Europe, meme si on avait trouvé que la Lituanie était encore pire. Nos gateaux traditionnels en poche, nous sommes allés acheté un tantinet de vodka locale, pour moins de 10 lats (5€), j’ai acheté deux bouteilles (dont une de marque SOS), 1kg de clémentines, et deux paquets de thé !
Après une longue marche longeant les rives du fleuve Daugava sous la neige, nous sommes arrivés au bateau, épuisés par cette journée marathon.
Après une sieste réparatrice, nous voilà repartis pour une soirée sur le bateau, assez similaire à la première. Nous sommes arrivés vers 10h à Stockholm le lendemain matin.
Le week end dernier, j’ai, comme indiqué dans l’article precedent, participé à la simulation de l’ONU à Stockholm (SMUN). Au sein de l'OSCE, je représentais la République de Moldavie avec mon co-délégué allemand (surexcité et chiant). Notre but était de trouver une résolution afin d'enrayer la dépendance énergétique des pays de l'Europe de l'Est vis à vis de la Russie. Après 15h de débat, nous sommes arrivés à un accord voté à la dernière minute. Dès qu'il sera publié sur le site, je vous le transmettrai. Après nos journées remplies, on eu des "social events" pour nous rencontrer; le vendredi soir c'était un Meet&Greet, mais j'étais tellement crevée que je suis rentrée chez moi à 9h30. Le samedi soir, on a assisté au classique Diplomat Dinner, et puisque nous étions placés, j'ai pu faire connaissance avec les membres des autres comités, ainsi que du maître de cérémonie, sorte de Chuck Bass qui a passé un an dans le Doubs pour faire son service militaire ! Je publierai des photos, il y en a une où je chante Helan går - chanson traditionnelle suédoise avant de boire du snaps - devant 300 personnes (l'alcool aidant, sinon je pense que j'aurais été un peu gênée).
Pendant cette simulation, j'ai surtout appris à me taire et à écouter les autres délégués s'exprimer, parce qu'il ne s'agit pas de prendre la parole pour dire n'importe quoi, le sujet est très sérieux, et tout faux pas peut être récupéré par un Etat concurrent. J'ai aussi et surtout intégré le système de l'ONU qui peut paraître assez formel, mais qui est indispensable du fait de l'important nombre d'Etats.
J'ai entendu parler d'une simulation de l'ONU en février à la Sorbonne, si je suis prise, je pense y aller.
Nous venons de réserver nos billets d'avion pour Copenhague avec Joël, Sabine et Julien. Nous partirons du 6 au 8 janvier 2009, avant nos examens qui seront mi-janvier. En parlant d'examen, j'ai eu A à mon premier cours, je suis assez contente, et je pense un peu plus sérieusement à Assas en ce moment. Mon cours de propriété intellectuelle est très intéressant, notamment la partie relative aux brevets, ce qui tombe bien puisque j'ai un devoir à rendre sur la brevétabilité des produits pharmaceutiques.
Concernant la situation au PS, vu d'ici c'est un chaos, même si dire cela revient à enfoncer des portes ouvertes.
J'ai suivi avec intérêt les apparitions successives des deux candidates au Grand Journal, et je dois dire que j'ai trouvé pathétique et puéril le fait que chacune se déclare vainqueur avant que la commission de récolement n'ait... récolé.
Que ce soit Martine Aubry qui ait été élue me navre un peu, mais ne m'étonne guère, les français ont toujours eu la mémoire politique courte, cette réflexion valant également pour la droite; on peut valablement penser qu’un jour de Villepin fera son retour sur la scène politique cheveux au vents et nouveau maillot de bain sur les plages de la Baule, alors qu’il est l’objet de poursuites devant le tribunal correctionnel. D’ailleurs, Fabius n’est-il pas revenu après la terrible affaire du sang contaminé? D'un autre côté, le problème de la succession n'est que reporté, Ségolène Royal ayant annoncé qu'elle retrouverait ses partisans en 2012. Concernant la qualité du débat politique, Martine Aubry sera sûrement plus pragmatique d’un point de vue de la forme, j’entends par là qu’elle me paraît moins du genre envolées lyriques dépourvues de sens politique que Royal a pu l'être pendant la campagne présidentielle. Le contenu ne peut être discuté que brievement ici, car j’ai beaucoup de mal à croire qu'elle puisse résoudre la profonde crise politique du PS, matérialisée par son décalage idéologique par rapport à la social-démocratie des pays de l’Union, par son sempiternel problème avec les communistes “je t’aime, moi non plus”, puis “je t’aime" tout court à l’heure des alliances pour les elections, ainsi que par son absence de position claire par rapport au libéralisme et au capitalisme – notions qui ne devraient pourtant plus être contestées. De ce point de vue, Roya,l au moins, avait à son crédit d'avoir l’intention de changer “en profondeur” le PS.
J'attends vos commentaires acerbes, Joël notamment, ainsi que les juristes aixois si vous me lisez toujours, et pourquoi pas Manu ou Stefan.
Pour mémoire, je laisse à la discrétion du lecteur quel bilan tirer des 35h. Ou plutôt non, je vous fait partager un point de vue parmi tant d'autres, la sensibilité politique de la source n'ayant pas été choisie au hasard.

Dans 20 jours je serai en France. Je pense à vous et vous dit à très bientôt.

Violette

lundi 24 novembre 2008

Daniel Vaillant, l'avenir est entre tes mains !

vendredi 21 novembre 2008

Opening Speech

Bonsoir,

Pas le temps d'écrire en ce moment, je vous raconterai Riga soon, je vous le promets. Demain matin, SMUN, voilà mon discours, je viens de le terminer.

Honorable Chair, Esteemed delegates,
(For those who ignored it, though it would be unfortunate), Moldova is situated north of the Black Sea, sandwiched between Romania and Ukraine. Our country emerged as an independent republic following the collapse of the USSR in 1991. Since then, two thirds of Moldovans are of Romanian descent, the language are virtually identitical and we and Romania share a common cultural heritage.
When President Voronin first came into power in 2001, he promised to forge closer ties with Russia. Relations, unfortunately cooled after a while, for two main reasons.
First, we have shared different opinions concerning the situation in Trans-Dniester. Indeed, our president Voronin has repeatedly demanded that Russian forces withdraw from that region of Moldova, calling for them to be replaced by internationally supervised peacekeepers.
Secondly, and focusing more on the OSCE agenda, the Russian gas supplier Gazprom cut the gas supply off at the beginning of 2006 when we refused to pay twice the previous price. A temporary compromise arrangement was reached soon afterwards and we agreed a new price in July 2006 with a further rise in 2007.
Moreover, as pipelines to Moldova pass through Ukraine, our country, as several others, is clearly in a situation of dependency towards both Ukraine and Russia, and the relation between theses two, relations that have often been tensed.
A solution to secure Moldova’s energy supply and prices shall be found, in accordance with other countries’ views, without of course, disregarding Russia’s point of view.
In the meantime, tempted by the Romanian example, Moldova cannot help but focus itself on a potential European integration, as our President said at the start of his second term.
To sum up, as you may have understood, through its location between Russia and the European Union, Moldova can be a striking example of the several geopolitical issues in Central Asia and Eastern Europe.

Thank you.

mardi 11 novembre 2008

En passant...

Bonsoir,

Soirée cinéma très réussie, on a pu visionner trois films du réalisateur libano-suédois Josef Fares, dont Zozo, un drame superbe sur l'arrivée en Suède d'un petit libanais ayant perdu sa famille pendant la guerre. L'un des deux autres films, Cops,était une comédie, histoire d'un petit commissariat qui est menacé de disparaître, parait-il est l'un des films les plus drôles de Suède, genre les Bronzés pour la référence (je vous mets pas de lien pour celui-ci !).

Demain soir, première pré-conférence de la simulation de l'ONU, j'ai hâte.

J'ai oublié de vous signaler hier l'ouverture très attendue du blog de Manu, qui, of course, est déjà dans ma blogroll, et qu'on peut trouver ici (je maîtrise les liens hypertexte !).

Erden, le copain de Céline m'a indiqué un resto pour Riga puisqu'il y habite, on verra si on est assez frais pour se mettre à sa recherche lundi matin.

A plus dans le bus !

dimanche 9 novembre 2008

Un peu de culture, que diable !

Bonsoir à tous (vous me direz il n'est que 16h45, mais ici, il fait nuit depuis 1h),

Je vous écris en écoutant Bon Iver, un groupe vraiment sympa, du Wisconsin en prime, que j'ai découvert par le biais de la playlist d'Emma de Caunes sur Canal+.fr. Car cette semaine, j'ai regardé Le Grand Journal sur internet, et j'avoue que ça me manquait, même si ce n'était pas comparable à un début de soirée au 21 rue Edouard Manet, avec un verre de bon rouge et des enfants partout... Enfants qui grandissent d'ailleurs, je n'arrive pas à croire que Nelson s'apprête à fêter ses 13 ans, tandis que Mila a maintenant 8 ans !

Mardi dernier, on a comme prévu passé la nuit chez Manu, mon voisin d'immeuble, autour de pop corn et de quelques verres de Coca; moment très intense lorsqu'on a su vers 5h qu'Obama sortait vanqueur de cette bataille qui aura duré plus de deux ans. Nous avons donc suivi en live sur CNN le discours de Mc Cain, et celui d'Obama qui s'est fait attendre. Je me suis ensuite couchée à 7h, ne pouvant m'empêcher de visionner le nouvel épisode de How I met your mother. J'ai reçu un mail de Jossie, ma pote américaine que j'avais rencontré à Aix l'an dernier, où elle m'envoyait des photos des réactions à la victoire d'Obama, en voici quelques unes: le monsieur avec le journal, c'est à Jakarta, la dame noire qui pleure, c'est la belle grand-mère de Barack Obama, les deux jeunes filles, c'est en Israël, et la jeune fille qui hallucine à côté du tee-shirt griffé Obama, c'est à Manille.

J'ai commencé mon nouveau cours de Propriété Intellectuelle Européenne, j'ai commencé à lire le manuel de 1000 pages, pour l'instant ça me plait assez. C'est un cours que je n'aurais pas eu en France, donc c'est intéressant d'avoir une idée du contenu avant de se spécialiser. J'ai en tout cas retrouvé ma place de révisions à Kulturhuset !

Je passe sur les soirées classiques de la semaine (sinon Lili va encore dire que je ne fais que sortir !), Gulla Vilan mercredi, pas top, Bojan jeudi, mieux, vendredi soir Mojito Night chez Gustav, un ami suédois, c'etait sympa mis à part le fait que les suédois, i.e. la majorité des invités, parlaient suédois entre eux...

Aujourd'hui, nous sommes allés bruncher dans SoFo, comme le veut la désormais tradition dominicale.
Je suis ensuite allée courir dans la forêt de Lappis qui est au bord de l'eau, c'est une chance de pouvoir se dépenser dans un tel cadre (cf photo prises il y a plus d'un mois, lorsqu'il faisait encore beau et chaud...).

La semaine prochaine on a une pièce de théatre roumaine au Riksteatern situé à l'autre bout de Stockholm, je vous rassure, tout ceci sera traduit sur un écran en anglais. Cet événement est organisé par l'ambassade de Roumanie afin de promouvoir la culture roumaine dans les pays scandinaves; sorte de jumelage cutlturel en somme. Un vin d'honneur sera servi après les hostilités. Gratuit, le vin.

Sinon, toujours pas d'Anders, on peut pas tout avoir !

dimanche 2 novembre 2008

Des bénéfices de la sobriété

Déjà dimanche ! Cette semaine que j'attendais avec impatience est décidément passée bien vite.
La mère est donc revenue à Stockholm pendant 6 jours, tandis que Germain a fait un passage éclair de 4 jours. Le fait qu'on se soit retrouvé ici avec Germain était assez symbolique puisque nous étions depuis longtemps très attirés par les pays nordiques.

Malgré le temps dégeulasse (humide et froid, typique de cette la période pré-neige), on a eu le temps d'écumer tous les second hand de Stockholm avec maman, ainsi que pas mal de restaurants. Nous sommes allés visiter le Nobelmuseet, qui présentait également une exposition sur Bergman que je voulais voir depuis longtemps (j'ai ENFIN pu me procurer l'affiche d'icelle, grâce à quelques grammes d'alcool, comme quoi ça a du bon !). Le fils quant à lui, a pu bénéficié d'un aperçu de la vie étudiante stockholmoise avec un Bojan de bonne qualité jeudi soir, la soirée d'anniversaire déguisée d'Anaïs vendredi, puis une pizza party suivie d'un débat d'un grand intérêt, j'y reviendrai plus tard dans ce billet. Nous avons également eu le temps de faire une ballade politique à Gamla Stan puis d'aller au Cityhall et enfin au Nationalmuseet. C'était en tout cas assez cocasse d'être empilés dans ma chambre !

Par ailleurs, Sterling a eu le temps de faire faillite... on a rigolé la veille du départ de maman avec les Nordell autour d'un sympathique apéritif chez Birgitta et Anders à Fridhemsplan, jusqu'à ce que le lendemain matin on se rende compte que le billet de la mère était opéré par Sterling... Elle a du donc repartir avec Norwegian le soir même, qui avait changé l'heure du vol pendant l'après midi... La précision nordique a grandement fait défaut sur ce coup !

J'ai passé mon examen de droit suédois qui s'est plus ou moins bien passé, on verra ce que ça donne. Mon cours de propriété intellectuelle européenne commence mardi prochain.

Hier soir donc, nous sommes allés dans le corridor de Kelly, qui a depuis deux semaines un nouvel habitant, Alex un péruvien, étudiant en philosophie et littérature, qui est en outre très bon cuisinier. Nous avons pu déguster des pizzas maisons qui étaient délicieuses. Après cela, nous nous sommes retrouvés Kelly, Germain, Manu, et moi, Joël devant partir prématurément. Et c'est ainsi qu'autour d'un verre de Coca, nous avons discuté histoire et politique américaine, Kelly se révelant d'ailleurs être une véritable pédagogue. On a en outre comparé le statut des indiens au Canada et aux USA, des différences entre les lois des Etats aux USA, j'ai, grâce au schéma de Manu, compris le mode de scrutin des Etats-Unis et ses conséquences sur la majorité de voix. Après mon premier Never have I ever en anglais, nous avons ensuite échangé nos points de vue sur notre appartenance à la France avec Manu et Germain, nous accordons, comme déjà énoncé sur ce blog, sur le fait que notre attachement à notre pays est d'autant plus fort lorsque l'on est à l'étranger.

La nuit des élections américaines se déroulera en petit comité chez Manu, j'ai hâte d'y être, je pense que ce sera intéressant puisqu'on aura le point de vue de Kelly. Espérons que le Bradley Effect - du nom du maire noir de Los Angeles qui était vainqueur jusqu'à la dernière minute selon les sondages et qui perdit la course pour devenir le Gouverneur de Californie en 1982 -
ne s'appliquera pas à Obama, j'ai lu la semaine dernière qu'il pourrait perdre 6% par rapport aux sondages du fait de sa couleur de peau, la théorie étant que les personnes qui ne se prononcent pas, et qui feront la différence dans le résultat final, sont plus aptes à voter Mc Cain.

lundi 27 octobre 2008

De l'importance de Giscard dans ma vie quotidienne

Bonsoir à tous,

C'est un article typique de l'étudiant étranger en séjour à Stockholm que je vous propose ce soir, qui traitera d'un sujet cher aux suédois: la couleur du ciel.

Tout comme vous, nous avons gaiement changé d'heure samedi à minuit; dimanche matin, on se réveille à 11h avec maman, pour se dire qu'on est large puisqu'il n'est en fait que 10h. Toute la journée, on se sent tout-puissant par rapport au temps, bénéficiant d'une heure en plus pour flâner dans Stockholm (et pour retourner bruncher au Café String, definitely une adresse à connaître).
Mais, passé cet instant de contentement, il faut dans un même temps avoir en tête que la nuit tombera désormais aux alentours de 16.30. Et là, inévitablement, tout s'enchaine.
Le soir, on devra dîner plus tôt, 17h30, 18h, les longues soirées d'hiver s'installeront tandis qu'il faudra se lever plus tôt pour profiter des quelques heures de jour.
Dès lors, le cliché sur l'absence de lumière en Suède est exhumé des esprits pour devenir réel; si concret qu'il déterminera nos allers et venus quotidiennes jusqu'au mois d'avril.

Midsummer's Eve, la fête de l'été et du soleil est d'hors et déjà fixée pour le 19 juin 2009...

PS: For those who live here, the "Iglo Ljuscafé"situated Hornstull Strand 1, should be a useful adress to fight against the wellknown Seasonal Affective Disorder, also known as winter depression...
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